Au musée de Vence, du 24 juin au 31 décembre 2017
et à la chapelle des Pénitents Blancs, du 24 juin au 31 août 2017

MATISSE ET VENCE,
l’émotion pure.
À LA LUMIERE DE MATISSE.

 

En 1943, en pleine Occupation, Henri Matisse vient se réfugier à Vence. De 1943 à 1948, installé à la villa le Rêve, il tombe sous le charme de la cité. Il ne cessera de créer, en quête d’un art «d’équilibre et de pureté». A Vence, il puise une nouvelle source d’inspiration pour mener à bien la conception d’une œuvre d’art total, la chapelle des dominicaines du Rosaire, qu’il considérera comme son chef d’œuvre. La relation privilégiée tissée entre Matisse et la cité des arts s’est prolongée par la suite, grâce aux dons de la famille de l’artiste. Le premier volet de l’exposition présente une sélection de cette collection, constituée essentiellement d’œuvres graphiques : fusains, lithographies, eaux-fortes. « Mon dessin au trait, notait l’artiste, est la traduction directe et la plus pure de mon émotion. » Ces oeuvres illustrent les principaux thèmes explorés par l’artiste : l’art du portrait et ses variations, la chapelle du Rosaire, les livres illustrés. Des documents, ainsi que des photos réalisées par des photographes de renom international - Henri Cartier-Bresson ou Robert Capa – témoignent du quotidien de l’artiste pendant son séjour à Vence. Une occasion unique de découvrir des côtés encore méconnus de la vie du peintre.

Il est intéressant, alors même que le musée de Vence permettra de découvrir une partie de son fonds Matisse, de suivre cette filiation pour tenter de mieux comprendre comment d’une génération à l’autre, des avant-gardes modernes à l’art contemporain, la voie ouverte par ce grand artiste qu’est Henri Matisse autorise les artistes d’aujourd’hui à cette liberté qui souvent peut nous surprendre. Le second volet de l’exposition est conçu comme le tracé de cette filiation entre les audaces du Maître et la transformation des formes qu’ont opérée les artistes contemporains choisis : Patrick Chambon, Philippe Comar, Henri Cueco, Olivier Debré, Noureddine Ferroukhi, Alain Fleischer, Franta, Monique Frydman, Simon Hantaï, Jean Le Gac, Jean-Michel Meurice, Bernard Moninot, Jacques Monory, Bernard Pagès, Françoise Pétrovitch, Jean-Pierre Pincemin, Claude Rutault, Pierre Soulages, Gérard Titus-Carmel, Gérard Traquandi, Joana Vasconcelos, Claude Viallat, Catherine Viollet.

Précédent
Précédent

GÉRARD TITUS-CARMEL, Ramures & Retombes

Suivant
Suivant

FRANTA, Le temps d’une œuvre